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Fiscalité

Facturation électronique 2026 : que change-t-elle pour votre comptoir ?

6 min de lecture Par l'équipe AurumSoft
Sommaire
  1. Que prévoit la réforme de la facturation électronique ?
  2. Comment circuleront les factures : le rôle des plateformes agréées
  3. Pourquoi les comptoirs sont-ils concernés dès le 1er septembre 2026 ?
  4. La réforme change-t-elle vos documents de rachat avec les particuliers ?
  5. Comment préparer votre comptoir d’ici la rentrée ?
  6. Ce qu’il faut retenir

Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA (y compris votre comptoir d’achat d’or, quelle que soit sa taille) devront être en capacité de recevoir des factures électroniques. L’obligation d’en émettre s’applique à la même date aux grandes entreprises et aux ETI, puis aux PME et TPE au 1er septembre 2027. Concrètement, les factures de vos fondeurs et affineurs vont basculer vers des formats électroniques structurés transitant par des plateformes agréées : mieux vaut préparer ce virage dès maintenant.

Que prévoit la réforme de la facturation électronique ?

La réforme généralise l’échange de factures électroniques entre entreprises assujetties à la TVA, selon un calendrier progressif qui distingue la réception de l’émission. Le principe est simple : la réception s’impose à tout le monde en premier, l’émission suit en fonction de la taille de l’entreprise.

ÉchéanceEntreprises concernéesObligation
1er septembre 2026Toutes les entreprises assujetties à la TVAÊtre en capacité de recevoir des factures électroniques
1er septembre 2026Grandes entreprises et ETIÉmettre leurs factures au format électronique
1er septembre 2027PME, TPE et micro-entreprisesÉmettre leurs factures au format électronique

Autrement dit, même si votre comptoir est une TPE et n’aura l’obligation d’émettre qu’en 2027, il est bien concerné dès la rentrée 2026 : il doit pouvoir recevoir les factures électroniques que ses fournisseurs commenceront à lui adresser. Le détail du dispositif est publié sur impots.gouv.fr ; les catégories d’entreprises et les cas particuliers méritent d’être validés avec votre expert-comptable.

Comment circuleront les factures : le rôle des plateformes agréées

Les factures ne s’échangeront plus librement de boîte mail à boîte mail : elles transiteront par des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP), agréées par l’administration. Ces plateformes acheminent les factures entre le fournisseur et son client dans des formats structurés (Factur-X notamment) et transmettent certaines données à l’administration fiscale.

L’intérêt d’un format structuré, c’est que la facture n’est plus une image à relire mais un jeu de données exploitable : les montants, la TVA et l’identification des parties peuvent être intégrés directement dans vos outils, sans ressaisie ni erreur de recopie. En contrepartie, cela suppose une chaîne technique en état de marche de bout en bout.

Pour votre comptoir, cela implique deux choix pratiques :

  • Choisir votre plateforme. Chaque entreprise doit se rattacher à une plateforme agréée, directement ou via son logiciel de gestion ou son expert-comptable. La liste des plateformes agréées est consultable sur impots.gouv.fr.
  • Vérifier votre chaîne comptable. Une facture électronique structurée n’est pas un simple PDF : votre organisation comptable (cabinet, outil interne, connecteur) doit pouvoir la recevoir, la lire et l’intégrer sans ressaisie.

Pourquoi les comptoirs sont-ils concernés dès le 1er septembre 2026 ?

Parce que la réception s’impose à toutes les entreprises à cette date, et que vos principaux fournisseurs (fondeurs, affineurs, grossistes) figureront parmi les premiers émetteurs. Un comptoir d’achat d’or travaille en B2B au quotidien : chaque lot expédié à la fonte donne lieu à des documents et à des factures d’affinage, de frais de fonte ou de prestations.

Dans la pratique, voici ce qui va changer dans votre relation avec le fondeur :

  • Les factures d’affinage et de frais arriveront en électronique. Si votre fondeur est une grande entreprise ou une ETI, il émettra au format électronique dès le 1er septembre 2026. Vous devez être prêt à recevoir ces flux.
  • Le circuit d’auto-facturation doit être anticipé. Dans la filière du rachat, il est fréquent que la facturation soit établie dans un sens ou dans l’autre selon les accords passés avec le fondeur. Ces circuits d’auto-facturation entrent dans le champ de la réforme : identifiez qui émet quoi, à quelle échéance, et validez la configuration avec votre expert-comptable avant la rentrée 2026.
  • Vos données de facturation devront être propres. Numéro SIREN, adresses, mentions obligatoires : les formats structurés tolèrent mal l’à-peu-près. C’est le bon moment pour fiabiliser vos fiches fournisseurs.

La réforme change-t-elle vos documents de rachat avec les particuliers ?

Non : la facturation électronique concerne les factures échangées entre entreprises assujetties à la TVA, c’est-à-dire vos flux B2B. Vos contrats de rachat conclus avec des particuliers, le droit de rétractation qui les accompagne et la tenue du livre de police restent régis par leurs propres règles, qui ne changent pas avec cette réforme.

Il faut donc raisonner en deux colonnes distinctes :

  • Côté particuliers : contrat de rachat écrit, registre des achats, obligations de vigilance. Rien de nouveau au 1er septembre 2026.
  • Côté professionnels : factures de vos fondeurs, affineurs, grossistes, bailleurs et prestataires. C’est ici que la bascule s’opère, en réception d’abord, puis en émission selon votre calendrier.

Cette distinction est importante pour dimensionner correctement votre chantier : inutile de revoir vos documents de rachat, mais indispensable de préparer votre circuit fournisseurs.

Comment préparer votre comptoir d’ici la rentrée ?

En traitant le sujet comme un petit chantier d’organisation, pas comme une simple formalité. Voici une feuille de route raisonnable :

  • Faites le point avec votre expert-comptable. Il confirmera votre catégorie d’entreprise, votre calendrier d’émission et la plateforme la plus adaptée à votre organisation.
  • Choisissez votre plateforme agréée et vérifiez comment elle s’articule avec vos outils actuels (logiciel de gestion, cabinet comptable, banque).
  • Contactez vos fondeurs et affineurs. Demandez-leur quelle plateforme ils utiliseront, à quelle date ils basculeront leur émission, et comment sera traité l’éventuel circuit d’auto-facturation.
  • Testez la réception avant l’échéance. Une première facture électronique reçue et intégrée sans friction vaut mieux qu’une découverte en pleine clôture.
  • Profitez-en pour revoir votre chaîne administrative. La réforme est l’occasion de supprimer les ressaisies entre vos achats de métaux, vos expéditions à la fonte et votre comptabilité, un enjeu voisin de celui de la TVA sur la marge ou de la TFMP, où la qualité des données de départ fait toute la différence.

Ce qu’il faut retenir

La facturation électronique n’est pas une réforme lointaine réservée aux grands groupes : dès le 1er septembre 2026, votre comptoir doit pouvoir recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs, et vos fondeurs feront partie des premiers émetteurs. Choisir sa plateforme, vérifier sa chaîne comptable et clarifier l’auto-facturation avec chaque fondeur : trois actions simples à mener dès maintenant, avec l’appui de votre expert-comptable.

Du côté d’AurumSoft, la bascule est déjà en place pour le point qui concerne directement le métier : celui de vos fondeurs. À partir du 1er septembre 2026, lorsqu’un fondeur auto-facture sous mandat, le logiciel de rachat d’or cesse d’émettre sa propre facture de vente pour cette opération et conserve un bordereau interne non fiscal, puis vous laisse rapprocher l’auto-facture reçue de la transaction d’origine. Sans cela, une même expédition à la fonte produirait deux factures électroniques et un double signalement à l’administration. Le réglage se fait fondeur par fondeur, dans la fiche du fondeur, et s’active à la date de bascule sans manipulation de votre part.

AurumSoft n’est pas une plateforme agréée et ne remplace pas celle que vous choisirez avec votre expert-comptable : il s’articule avec elle, pour que vos factures d’affinage rejoignent votre suivi sans ressaisie. Pour voir comment cela s’insère dans votre organisation quotidienne, parcourez les fonctionnalités d’AurumSoft.

Questions fréquentes

Mon comptoir doit-il émettre des factures électroniques dès le 1er septembre 2026 ?
Pas nécessairement. Au 1er septembre 2026, l'obligation d'émission ne concerne que les grandes entreprises et les ETI ; les PME et TPE devront émettre au format électronique à partir du 1er septembre 2027. En revanche, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. Faites confirmer votre catégorie et votre calendrier par votre expert-comptable.
Qu'est-ce qu'une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) ?
C'est une plateforme agréée par l'administration fiscale par laquelle transitent les factures électroniques entre entreprises. Elle transmet les factures dans des formats structurés, dont Factur-X, et remonte certaines données à l'administration. Chaque entreprise choisit sa plateforme, le cas échéant via son logiciel de gestion ou son expert-comptable.
Que deviennent les factures de mes fondeurs et affineurs ?
Elles vous parviendront progressivement au format électronique, via les plateformes agréées, au lieu du papier ou du PDF envoyé par e-mail. Votre comptoir doit donc être en mesure de les recevoir et votre organisation comptable doit pouvoir les ingérer. C'est le premier impact concret de la réforme pour un professionnel du rachat de métaux précieux.
L'auto-facturation avec mon fondeur est-elle concernée par la réforme ?
La réforme couvre les factures échangées entre entreprises assujetties à la TVA, ce qui inclut les circuits d'auto-facturation pratiqués dans la filière. Le calendrier et les modalités exactes applicables à votre situation dépendent de la configuration retenue avec votre fondeur : anticipez ce point avec votre expert-comptable et votre plateforme.
Mes contrats de rachat avec les particuliers et mon livre de police changent-ils ?
Non. La réforme porte sur les factures échangées entre entreprises assujetties à la TVA, c'est-à-dire vos flux professionnels. Vos contrats de rachat conclus avec des particuliers, le droit de rétractation qui les accompagne et la tenue du livre de police restent régis par leurs propres règles, inchangées au 1er septembre 2026. Le chantier à mener concerne votre circuit fournisseurs, pas vos documents de rachat.
Mon logiciel de rachat doit-il être adapté à la bascule avec mes fondeurs ?
Oui, sur un point précis : si votre fondeur auto-facture sous mandat, votre logiciel ne doit plus émettre en parallèle sa propre facture pour la même opération, sous peine de produire deux factures électroniques et un double signalement à l'administration. Dans AurumSoft, ce comportement est réglable fondeur par fondeur et s'active automatiquement au 1er septembre 2026 ; l'auto-facture reçue se rapproche ensuite de la transaction d'origine. Vérifiez auprès de votre éditeur comment ce cas est traité.
A
Alex
Assistant IA AurumSoft